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Diffamation

Quand quelqu’un nuit à la réputation d’une personne en affirmant des informations douteuses à son égard, il s’agit d’une diffamation. Cette infraction est retenue qu’elle soit commise en public ou en privé. Mais la diffamation publique est plus sévèrement punie par la loi. Des moyens existent pour signaler ces agissements, faire en sorte que les responsables soient punis et veiller à ce que la victime soit indemnisée. Voici les informations à connaitre.

Qu’est-ce que la diffamation ?

La diffamation consiste à affirmer un fait ou à accuser une personne d’un fait portant atteinte à son honneur ou à sa réputation.

Le fait allégué ou attribué à la victime doit être précis. Cela signifie qu’il doit pouvoir faire l’objet de preuves contraires.

Exemple : lors d’un débat public, déclarer qu'une personne a déjà été condamnée pour escroquerie alors qu’on sait que c’est faux. Dans ce cas, la personne visée peut fournir un casier judiciaire vierge.

La diffamation est retenue même si son auteur vise une personne ou un corps (armée, juridiction, etc.) sans le désigner directement. Il faut uniquement que cette personne ou ce corps soit identifiable. Exemple ; déclarer que le chef de la police municipale d’un village est corrompu, sans citer son nom mais en citant le nom du village.

Cette infraction s’applique même si l’allégation est faite sous la forme d’une question ou d’une insinuation. 1er exemple : lors d’un conseil municipal, poser la question : « Peut-on vraiment croire que le maire de la commune n’est pas corrompu ? ». 2e exemple : poster sur les réseaux sociaux un contenu disant qu'une personne serait pédophile.

Attention

Il faut différencier la diffamation, de l’injure, de la discrimination et de la dénonciation calomnieuse.

En savoir plus sur la dénonciation calomnieuse

La dénonciation calomnieuse consiste à accuser une personne déterminée de faits qui sont totalement ou partiellement inexacts et qui peuvent entraîner des sanctions judiciaires et/ou disciplinaires.

Contrairement à la diffamation, cette infraction ne peut être retenue que si la dénonciation a été faite à un officier de justice (exemple : un juge), à un officier de police, à une autorité pouvant y donner suite (exemple : procureur de la République), à un supérieur hiérarchique ou à un employeur.

Comment différencier la diffamation publique de la diffamation non publique ?

Contrairement à la diffamation non publique qui entraîne une contravention, la diffamation publique est un délit, car elle porte plus gravement atteinte à la personne qui la subit.

À savoir

Un contenu diffamatoire publié sur les réseaux sociaux peut avoir un caractère public ou non public en fonction de la manière dont le compte de la victime est paramétré. Si le compte de la victime est uniquement accessible à son cercle d’amis, la diffamation est privée. En revanche, si ce compte est accessible au public, la diffamation est considérée comme publique.

Qu’est-ce que la diffamation non publique ?

La diffamation non publique est retenue lorsque l’auteur des faits s’exprime dans un cadre privé et restreint.

Exemple

  • Messages envoyés sur le téléphone d’une personne ou sur sa boîte mail

  • Propos tenus lors d’une réunion entre plusieurs associés d’une société

  • Propos tenus lors d’une discussion familiale.

Les propos ou écrits diffamatoires doivent être adressés à une personne ou à plusieurs personnes liées entre elles, sans qu’aucun public n’ait pu les entendre ou les lire. Ainsi, le fait qu'une allégation diffamatoire ait été commise dans un lieu fermé n'en fait pas forcément une diffamation non publique. Par exemple, la diffamation non publique ne s’applique pas pour des propos criés dans une cour d'immeuble dès lors qu’ils peuvent être entendus par tous les occupants de l'immeuble et leurs invités. La diffamation publique doit être retenue.

Qu’est-ce que la diffamation publique ?

La diffamation publique est retenue lorsque l’auteur des faits s’exprime en utilisant l’un des moyens suivants :

  • Discours, cris ou menaces

  • Écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images

  • Tout autre support de l'écrit, de la parole ou de l'image

  • Placards ou affiches

  • Publication par un moyen de communication en ligne accessible au public.

En d’autres termes, la diffamation à un caractère public lorsque le discours, l’écrit, etc. diffamatoire peut être entendu, vu ou lu par un grand nombre de personnes ou par le grand public.

À qui peut-on signaler une diffamation publiée sur internet pour obtenir son retrait ?

Hébergeur du site internet

Lorsqu’un contenu diffamatoire est publié sur internet, toute personne (majeure ou mineure) peut faire un signalement à l’hébergeur du site ou de la plateforme concerné.

À la suite du signalement, l’hébergeur doit vérifier que le contenu signalé est illicite.

Si tel est le cas, il doit immédiatement :

  • Prévenir les autorités compétentes (exemple : le procureur de la République)

  • Et retirer ou bloquer l'accès au contenu illégal.

À savoir

Si un contenu illicite a été signalé à l’hébergeur et qu’il ne l’a pas supprimé, l’auteur du signalement peut appel à un  organisme de règlement des litiges . Cet organisme fera des propositions dans le but de trouver un accord amiable avec l’hébergeur. Cette démarche est payante : le prix varie en fonction de l’organisme que vous saisissez.

Forces de l’ordre

Il est possible de signaler une diffamation aux forces de l’ordre. Toutefois, le signalement ne peut pas être effectué par le biais de  PHAROS .

Pour signaler une diffamation, la victime ou le témoin doit directement contacter un service de police ou de gendarmerie.

Où s'adresser ?

 Brigade de gendarmerie 

Où s'adresser ?

 Commissariat 

Comment faire une action en justice contre les responsables d’une diffamation ?

Dès lors que les faits lui ont directement causé un , la victime peut déposer plainte contre l’auteur de l’injure ou faire une citation directe.

Si elle ne connait pas l’auteur des faits, elle peut déposer plainte contre X (en revanche, elle ne peut pas faire de citation directe).

À noter

Lorsque les faits ont été commis sur internet, la victime peut également porter plainte contre l’hébergeur qui n’a pas rempli ses obligations : supprimer le contenu diffamatoire et prévenir les autorités compétentes.

La citation directe permet d’éviter une enquête qui pourrait être longue. Toutefois, la rédaction d’une citation directe répond à des règles très strictes. Il est donc fortement conseillé à la victime de faire appel à un avocat.

Attention

Lorsque le contenu diffamatoire se trouve dans un fichier publié par un moyen de communication en ligne, le directeur de publication du site ou de la plateforme concerné est considéré comme l’auteur de la diffamation. C’est donc lui qui doit être visé par la plainte ou par la citation directe.

Plainte

La plainte doit être déposée dans un délai de 3 mois suivant la commission des faits (1 an lorsque la diffamation présente un caractère raciste ou discriminatoire).

Pour déposer plainte, la victime peut se déplacer directement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son choix. Elle a également la possibilité d’adresser un courrier au procureur de la République du lieu où les faits se sont produits.

Lorsqu’elle dépose plainte, la victime peut se constituer partie civile dans le but d’obtenir des dommages et intérêts.

Sur place

La victime peut se déplacer au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son choix.

Où s'adresser ?

 Commissariat 

Où s'adresser ?

 Brigade de gendarmerie 

À noter

Au moment du dépôt de plainte, il est recommandé de se munir de tous éléments qui démontrent l’infraction subie et qui permettent d’identifier l’auteur des faits (SMS, témoignages, photographies, vidéos, etc.).

    Par courrier

    Pour déposer plainte auprès du procureur de la République, la victime doit envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

    Le courrier doit préciser les éléments suivants :

    • État civil et coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone)

    • Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction

    • Nom de l'auteur supposé si la victime le connaît (sinon, la plainte sera déposée contre X)

    • Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction

    • Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice

    • Documents de preuve (certificats médicaux, arrêts de travail, photographies, captures d’écran, vidéos, etc.).

    Il est possible d’utiliser un modèle de courrier :

    La plainte peut être envoyée en lettre recommandée avec accusé de réception (de préférence), par lettre simple ou par lettre suivie.

    Elle peut aussi être directement déposée à l'accueil du tribunal.

    Dans tous les cas, un récépissé est transmis à la victime dès que les services du procureur de la République ont enregistré la plainte.

      Citation directe

      Si la victime connaît l’auteur de la diffamation et qu’il s’agit d’une personne physique majeure ou d’une , elle peut saisir directement le tribunal compétent par une citation directe.

      Elle dispose d’un délai de 3 mois à compter de la commission des faits (1 an lorsque la diffamation présente un caractère raciste ou discriminatoire).

      Rappel

      Si le contenu a été diffusé sur un moyen de communication en ligne, la citation directe doit viser le directeur de la publication. Tous médiats et tous sites internet professionnels doivent indiquer l’identité du directeur de publication.

      Lorsqu’elle rédige une citation directe, la victime doit être très précise. Elle doit notamment indiquer les éléments suivants :

      • Identité et adresse du commissaire de justice qui délivrera la citation

      • Identité et coordonnées de la personne visée par la citation

      • Propos, écrits, vidéos, etc. qui constituent une diffamation et type de diffamation dont il s’agit (diffamation publique ou non publique). La victime doit retranscrire  mot pour mot  les propos diffamatoires ou mentionner les passages précis qui relèvent de la diffamation. Elle doit également démontrer que les propos, écrits, vidéos entraînent une infraction

      • Lieu et date de l’infraction

      • Textes de loi qui prévoit l’infraction dont elle est victime

      • Préjudice subi et montant de ce dommage.

      Elle doit également apporter tous éléments permettant de prouver la culpabilité de l’auteur présumé des faits et le préjudice subi.

      Une fois la citation directe rédigée, la victime doit la transmettre, par lettre  RAR , au tribunal compétent pour obtenir une date d’audience tribunal correctionnel  pour une diffamation publique, pour une diffamation non publique).

      Où s'adresser ?

       Tribunal judiciaire 

      Puis elle doit envoyer la citation directe et les pièces justificatives au commissaire de justice du domicile de l’auteur présumé de l’injure.

      Une fois que le commissaire de justice à délivrer la citation directe au prévenu, il remet un original de l’acte de citation à la victime. Elle doit immédiatement remettre ce document au greffe du tribunal saisi.

      Enfin, la victime doit payer une consignation dont le montant est fixé en fonction de ses revenus.

      À savoir

      Lorsqu’elle fait une citation directe, la victime est forcément partie civile. Elle peut donc obtenir des dommages et intérêts en plus de la condamnation du prévenu.

        L’auteur d’une diffamation est-il toujours condamnable ?

        En principe, l’auteur d’une diffamation est condamnable (il encourt toujours une peine). Néanmoins, certains moyens de défense peuvent lui permettre de ne pas être condamné.

        Peines encourues par l’auteur d’une diffamation

        Les peines encourues par l’auteur des faits diffèrent en fonction du contexte dans lequel la diffamation a eu lieu.

        Diffamation non publique

        Les peines applicables aux auteurs d’une diffamation à caractère raciste ou discriminatoire sont plus élevées que celles prévues pour les autres types de diffamation.

        Cas général

        L’auteur présumé d’une diffamation non publique encourt une contravention d’un montant de  38 € .

          Diffamation à caractère raciste ou discriminatoire

          La diffamation non publique à caractère raciste ou discriminatoire est punissable d'une contravention de  1 500 €  maximum.

          L’auteur présumé des faits encourt également des peines complémentaires telles que l’obligation d’accomplir un travail d'intérêt général pour une durée de 20 à 120 heures ou l’obligation de suivre un  stage de citoyenneté .

              Diffamation publique

              Les peines applicables à l’auteur d’une diffamation à caractère raciste ou discriminatoire sont plus élevées que celles prévues pour les autres types de diffamation. Par ailleurs, des sanctions spécifiques s’appliquent à l’auteur d’une diffamation visant une autorité publique (administration publique, juge, policier, juré, etc.).

              Cas général

              L’auteur présumé d’une diffamation publique encourt une amende de  12 000 € .

                Diffamation visant une autorité publique

                La diffamation publique envers une juridiction, une administration publique ou l’armée est punie d’une amende de  45 000 € .

                Lorsque la diffamation publique vise le Président de la République, un membre d’un ministère, un fonctionnaire, un agent dépositaire de l’autorité publique, un témoin ou un juré, en raison de leurs fonctions, la personne poursuivie encourt une amende de  45 000 €  et un travail d’intérêt général.

                  Diffamation à caractère raciste ou discriminatoire

                  L’auteur présumé d’une diffamation publique à caractère raciste ou discriminatoire encourt 1 an d'emprisonnement et/ou  45 000 €  d'amende.

                      À savoir

                      Dans tous les cas, la victime qui s’est constituée partie civile (ou qui a fait une citation directe) peut obtenir des dommages et intérêts de la part de la personne condamnée.

                      Défense de la personne accusée de diffamation

                      La personne accusée de diffamation peut se défendre en invoquant une immunité, en démontrant sa bonne foi ou la véracité des faits allégués.

                      Immunité

                      L'immunité permet au prévenu de ne pas être condamné.

                      L’immunité est prévue dans 2 cas :

                      • Pour les discours tenus à l’Assemblée nationale et au Sénat et pour les écrits rédigés par les parlementaires dans le cadre de leur mission. Ainsi, les députés et sénateurs peuvent s’exprimer librement, sans avoir à redouter les conséquences qu’auraient leurs paroles ou leurs écrits. On parle  d’immunité parlementaire .

                      • Pour les propos tenus et les écrits fournis dans le cadre d’un procès. Cette immunité vaut pour les avocats, pour les parties au procès, les témoins, les experts, etc. On parle  d’immunité judiciaire .

                      Exemple

                      Un député accuse un ministre de mauvaise gestion du budget et de corruption. Même si ces propos pourraient être considérés comme diffamatoires dans un autre contexte, le député ne peut pas être condamné, car ces propos ont été prononcés dans l’exercice de son mandat. Il bénéficie donc de l’immunité parlementaire.

                      Dans une assignation, le demandeur affirme que son adversaire ment et qu’il a fourni de faux documents. L’adversaire porte plainte pour diffamation. Les juges retiennent l’immunité judiciaire en considérant que les allégations du demandeur avaient pour but de faire une démonstration juridique.

                      Bonne foi

                      La personne accusée d’avoir commis une diffamation peut démontrer sa bonne foi.

                      Cela peut lui permettre d'échapper à la condamnation même s'il est établi par la justice qu'elle a commis cette infraction.

                      La bonne foi suppose le cumul des 4 critères suivants :

                      • Prudence et mesure dans l'expression, sans exagération dans le propos

                      • Absence de conflit personnel avec la victime

                      • Présence d'un but légitime (par exemple, informer sur un scandale sanitaire)

                      • Travail sérieux d’enquête. Les accusations de l'auteur des propos, qu'il soit journaliste ou non, doivent être fondées sur des faits solides, même s'il s'est trompé au final. Il doit prouver qu'il n'a pas lancé ces accusations au hasard ou menti délibérément.

                      Preuve de vérité

                      La personne accusée d’avoir commis une diffamation peut se défendre en soutenant que les faits sont vrais et en proposant d'en apporter la preuve.

                      La justice peut accepter sa demande sous certaines conditions : effectivement, la preuve de vérité peut être retenue si elle est totale, parfaite, complète et qu’elle est liée aux imputations diffamatoires qui font débat.

                      Ainsi, la personne poursuivie pour diffamation peut fournir tous éléments de preuve, notamment des éléments relevant du secret de l’enquête ou de l’instruction.

                      Si la diffamation porte sur une infraction sexuelle sur mineur, les preuves peuvent également relever de la vie privée de la victime de diffamation.

                      À savoir

                      En dehors des cas où la diffamation porte sur une infraction sexuelle sur mineur, la personne poursuivie ne peut pas se servir d’éléments propres à la vie privée d’une personne.

                      Toute preuve régulièrement signifiée par les parties est acceptable par le tribunal.

                      Si la victime a fait une citation directe, l’auteur présumé de la diffamation a 10 jours à compter du moment où il a reçu cette citation pour procéder à la signification.

                      Où s'informer ?

                      • Pour entamer une action en justice contre l’auteur de la diffamation :
                         Barreau des avocats 

                      Textes de référence