Lorsqu’une personne se porte caution pour un prêt à la consommation souscrit par un proche auprès d’un professionnel (banque, établissement financier), ce professionnel a des obligations à l’égard de la caution.
Vérification de la situation financière de la caution
Le créancier professionnel doit vérifier que les revenus et le patrimoine de la caution lui permettent de faire face à son engagement si le débiteur ne paie pas les sommes dues.
Le professionnel doit vérifier que la caution peut assumer le paiement si l’emprunteur ne rembourse pas.
Si l’engagement est trop élevé par rapport aux revenus et au patrimoine de la caution, le créancier professionnel ne peut pas lui demander un paiement supérieur à ce qu’elle peut réellement assumer.
Information de la caution sur la situation du débiteur
Le professionnel doit prévenir la caution si le prêt dépasse les capacités financières de l’emprunteur.
S’il ne le fait pas, il ne peut pas demander le remboursement si l’emprunteur ne paie pas les sommes dues.
Exemple
Si un prêt étudiant de 20 000 € est accordé alors que l’emprunteur n’a pas de revenus stables, la banque doit avertir la caution que le risque de défaut est élevé.
S’il ne le fait pas, il ne peut pas demander le remboursement en cas de défaut.
Information annuelle de la caution sur l'état de la dette
Chaque année, avant le 31 mars, le professionnel doit transmettre à la caution, les informations suivantes :
Capital restant dû
Intérêts, frais et commissions
Date de fin d’engagement (si durée déterminée)
Conditions de résiliation (si durée indéterminée).
Si ces informations ne sont pas données, la caution ne paie que le capital, sans intérêts ni pénalités.
Signalement des incidents de paiement à la caution
Le professionnel doit informer la caution dès le premier retard de paiement.
Si ce signalement n’est pas fait, il ne peut pas réclamer les intérêts ou pénalités pour cette période.